Femme & Argent

Posté par femmeenimages le 17 avril 2010

 Dans le passé, la femme ne travaillait pas. Du moins, elle n’exerçait pas une profession lui apportant directement de l’argent. Son rôle était de rester à la maison et s’occuper du ménage, de la cuisine, des enfants, sans contre-partie financière. Le mari, lui, travaillait à l’extérieur et gagnait de l’argent. Lorsqu’il rentrait à la maison, il devait trouver une maison bien tenue, des enfants sages et une femme accueillante (il suffit de lire les conseils prodigués aux jeunes filles de cette époque). Enfin, le mariage permettait à l’homme et à la femme d’avoir des relations sexuelles licites.En échange des services gratuits rendus à la fois à l’homme (domesticité) et à la société (éducation gratuite des enfants), la femme partageait le même niveau de vie que son mari. Elle ne recevait donc pas un revenu direct, mais un revenu indirect en nature.

Puis, suite à la seconde guerre mondiale et la volonté des femmes d’accéder au monde du travail (je parle des femmes de la classe moyenne, entendu que les paysannes et les ouvrières ont travaillé depuis bien plus longtemps) et suite à l’égalité des sexes, les femmes ont commencé à sortir de leur foyer et à exercer un métier en échange d’un revenu. Elles sont donc entrées directement en contact avec l’argent.

C’est là que certains conflits intérieurs se sont posés aux femmes. Jusque là, les valeurs auxquelles les femmes étaient attachées étaient « don de soi », « dévouement », « amour de son prochain », « services rendus à autrui ». La gratuité était donc valorisée, à l’opposé du service payant.

Différence salariale :

A travail équivalent, la femme gagne en moyenne 80 % du salaire de l’homme. Les causes sont multiples. J’en vois déjà 2 :
1. le salaire de la femme a été considéré comme « un salaire d’appoint », comme un « argent de poche pour la femme », la responsabilité de l’argent du ménage reposant toujours chez l’homme.
2. la femme qui travaille est responsable de la négociation de son salaire et de ses augmentations. J’ai l’impression que les femmes ont certaines réticences à négocier un salaire élevé et, par la suite, demander des augmentations. Un peu comme si elles avaient honte de dire « j’ai envie de gagner plein d’argent », comme si elles trouvaient normal d’avoir une certaine modestie à ce sujet.

Les tâches ménagères :

La double journée est de mise chez beaucoup de femmes. Une solution serait qu’elles engagent une personne pour s’occuper du ménage. Mais il existe une certaine réprobation sociale: une femme qui engage une personne pour le nettoyage passe aux yeux de la société pour une femme paresseuse, pour une femme qui ne s’occupe pas de sa maison. En tout cas, beaucoup de femmes ont peur de ce jugement et préfèrent dire fièrement qu’elles parviennent à s’occuper de leur ménage malgré le fait qu’elle travaillent à temps plein.

Cette réprobation existe aussi chez les féministes: ces femmes qui ont aujourd’hui accès aux métiers et revenus des hommes, reproduiraient une domination sur les femmes défavorisées qu’elles emploient pour les tâches ménagères.

Il y a en quelque sorte un consensus pour dire « les tâches ménagères ne se monnaient pas ».

La cuisine :

C’est aussi traditionnellement le rôle de la femme d’aller faire les courses et de préparer le repas. Il est encore mal vu par certaines personnes qu’un couple aille systématiquement manger à l’extérieur, plutôt que manger chez soi (un repas préparé par la femme sous entendu). De même, une statistique sur les célibataires démontre que les hommes seuls ne cuisinent quasiment jamais (ils vont au restaurant ou achètent des plats préparés à réchauffer), tandis que les femmes seules cuisinent beaucoup plus pour elle-même. Encore ce réflexe : la cuisine est un rôle de la femme qui ne se monnaie pas.

Le bénévolat :

Toute une série de femmes qui se sont consacrées à l’éducation de leurs enfants, s’engagent dans du bénévolat lorsque leurs enfants sont plus grands. C’est une façon pour elles de continuer à se mettre au service des autres. Elles y trouvent une gratification certaine, par le fait que ce don de soi n’est pas rémunéré. La même activité rémunérée perdrait toute valeur à leurs yeux. Pour les femmes, la gratuité est une valeur positive, à l’opposé de l’argent perçu comme négatif.

Article signé Mathilde B.

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