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Miroir mon beau miroir…

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      Depuis le Moyen Age, la représentation traditionnelle du péché de vanité est celle de la femme orgueilleuse de sa beauté. En se pomponnant, miroir à la main, elle se condamne aux peines éternelles de l’enfer. Dès la Renaissance, tout les hommes sont convaincus que nul ne peut résister aux attraits de la toilette féminine, véritable arsenal de séduction.                                

     La vanité suggère que l’existence terrestre est vide, vaine, la vie humaine précaire et sans valeur. Les vanités dénoncent la relativité de la connaissance et la vanité du genre humain soumis à la fuite du temps, à la mort. Dans les vanités, les objets représentés sont tous symboliques de la fragilité et de la brièveté de la vie, du temps qui passe, de la mort. Parmi tous ces objets symboliques, le crâne humain, symbole de la mort, est l’un des plus courants. On retrouve ce memento mori (souviens-toi que tu vas mourir) dans les symboles des activités humaines : savoir, science, richesse, plaisirs, beauté, musique…

 Eva Prima Pandora

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          Œuvre capitale du XVIème siècle, que l’on a pu appeler le premier nu de la Renaissance française, l’œuvre de Cousin est une réelle accumulation des vices attribués à la femme. Les attributs de ce corps, de cette beauté idéalisée sont un crâne de mort, une branche de pommier, les vases de Pandore et un serpent. Avec une addition  visible de références négatives issues de la Bible et de la mythologie, l’œuvre de Cousin confirme les prépositions de la femme à la séduction, à la corruption. Véritable femme fatale, cette dernière utilise le pouvoir de la sexualité pour arriver à ses fins.  La superposition d’Eve et de Pandore confirme l’image d’une femme responsable de tous les maux de l’univers: Si Eve a privé l’humanité du paradis terrestre, Pandore, jeune femme, belle et séduisante, reçut une boîte qu’elle ne devait pas ouvrir, mais sa curiosité fut la plus forte. De la boîte s’échappèrent tous les maux qui depuis affligent l’humanité.Et pourtant, on pourrait recenser  une troisième personnalité féminine. 

      A travers, ce corps voluptueux et cette position allongée pourrait se cacher Cléopâtre, la reine d’Egypte…

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